Claude Charles de Rouvroy de Saint Simon

Claude Charles de Rouvroy de Saint Simon, né à Paris le et mort à Metz le , est un prélat français, évêque de Noyon et évêque de Metz.

Il est le sixième enfant de Titus-Eustache de Rouvroy de Saint Simon (1654-1712) et de Claire-Eugénie de Hauterive (16??-1725).

Destiné à la vie ecclésiastique, il reçoit la tonsure avant ses quinze ans. À la mort de son père, son cousin éloigné, le célèbre mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon le prend sous son aile avec le reste de sa fratrie. Sans doute grâce à l’influence du duc, membre du conseil du régence et surtout ami du Régent, il est nommé 80e abbé de Jumièges par le 20 janvier 1716 à l’âge de 20 ans. Sa nomination confirmée par le pape Clément XI le 5 mars 1719, il entre en fonction en 1720.

En 1722 il accompagne le duc de Saint-Simon dans son ambassade à Madrid.

Il est nommé évêque-comte de Noyon le 22 juillet 1731 puis évêque de Metz le 1er septembre 1733. Il prend possession de ce prestigieux et lucratif siège épiscopal le 16 juin 1734.

En 1737, il entre en conflit avec le parlement municipal lorsqu’il tente, en tant que prince du Saint-Empire romain germanique, de prendre la qualité de Comte de Metz.

En 1743, conformément aux décrets du Concile de Trente, il fonde le séminaire qu’il dédie à Saint… Simon et à Sainte Anne. Il doit fermer plusieurs chapitres pour en assurer les frais de fonctionnement football uniforms.

L’année suivante, alors que la France est en guerre contre l’Autriche (guerre de Succession d’Autriche), il accueille le roi qui vient superviser la campagne d’Alsace depuis Metz avec sa cour.

Il s’oppose avec succès au gouverneur Français Charles Louis Auguste Fouquet de Belle-Isle dans sa tentative de supprimer le chapitre de la collégiale Saint-Thiébaut.

Son cousin et père adoptif le duc de Saint-Simon lui lègue par testament en 1755 l’ensemble de ses manuscrits, y compris les fameux Mémoires, mais il n’arrive pas à les récupérer à cause de l’opposition des créanciers du duc.

Il meurt à Metz en 1760 à l’âge de 64 ans.

Le principal portrait connu de l’évêque a été peint par Hyacinthe Rigaud vers 1733, date à laquelle il est nommé évêque de Metz. Acquise par Jay à Paris en 1799, de la vente des Tableaux achetés du citoyen Sallé, peintre à Paris, no 53, 54&nbsp runners hydration;: « Deux portraits de Rigaud. Le plus grand peintre de ce genre parmi les maîtres de l’école française », il est entré au musée en 1800.