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Zollverein

Le Zollverein (Deutscher Zollverein de son nom complet), littéralement « union douanière allemande » est une union douanière et commerciale entre États allemands dont l’acte fondateur est signé le et qui entre en fonction le .

Dominée par le Royaume de Prusse, elle remplace les unions douanières Prusse-Hesse, sud-allemande et l’union commerciale de l’Allemagne centrale. Les membres fondateurs sont, outre la Prusse : le Landgraviat de Hesse-Cassel, le Royaume de Bavière, le Royaume de Wurtemberg, le Royaume de Saxe et l’ensemble des États constituant la Thuringe. Jusqu’en 1836, les États du Grand-duché de Bade, le Duché de Nassau et Francfort-sur-le-Main rejoignent l’union. En 1842, le Luxembourg, le Duché de Brunswick et la Principauté de Lippe la rejoignent à leur tour, suivis en 1854 par le Royaume de Hanovre et le Grand-duché d’Oldenbourg. L’union recouvre donc à la veille de la fondation de la Confédération de l’Allemagne du Nord (1867) un territoire d’environ 425 000 km2.

Les buts du Zollverein sont la création d’un marché intérieur unique et l’harmonisation des règles fiscales et économiques. Au niveau politique, elle place la Prusse au centre de l’échiquier allemand et conduit à l’adoption de la solution petite-allemande lors de l’unification allemande. Après la fondation de l’Empire allemand en 1871, les fonctions de l’union lui sont transférées. Bien que n’appartenant pas au nouvel État, le Luxembourg fait partie de l’espace douanier allemand jusqu’en 1919.

Durant la période du Saint-Empire romain germanique les États allemands sont très nombreux et leurs territoires éclatés, ainsi en 1790 pas moins de 1 800 frontières douanières existent. Dans le seul Royaume de Prusse pas moins de 67 tarifs douaniers différents sont en application au début du XIXe siècle. Par exemple entre Königsberg et Cologne 80 contrôles douaniers sont effectués.

La période napoléonienne apporte avec elle son lot de modernisations, tout particulièrement dans la confédération du Rhin où un marché unique est mis en place en 1800 à l’intérieur de ses frontières. En Bavière, la législation en vigueur entre 1799 et 1808 unifie l’ensemble de son territoire sous un seul tarif qui est le plus libéral de l’époque. Cet exemple est suivi en 1810 par le Royaume de Wurtemberg et en 1811 par le grand-duché de Bade. Ces politiques visent à la fois à l’intégration économique et sociale des nouveaux territoires, Napoléon ayant réorganisé l’Allemagne, mais aussi et surtout à augmenter les recettes des États en question. Un quelconque progressisme n’a que peu de place dans ces décisions. En l’absence d’impôt sur le revenu, les recettes étatiques sont principalement constituées des droit d’accise et des taxes douanières. Il est donc impératif pour les États de garantir l’encaissement de ces dernières et si possible de les augmenter. Quelques voix réclament déjà à l’époque le libre-échange à l’intérieur de l’Allemagne associé à une barrière douanière avec l’extérieur. Parmi eux Joseph Görres ou Heinrich Friedrich Karl vom Stein.

Contrairement à ce qui est prévu dans son acte fondateur de 1815, la confédération germanique n’unifie finalement pas les questions douanières et les règles économiques dans ses frontières. L’article 19 prévoit uniquement que les questions du commerce et de liberté de transport doivent être traitées par la suite. Des négociations sont certes entamées en 1819 et 1820 pour l’unification des zones douanières mais elles échouent.

Les questions douanières ne sont dès lors plus décidées au niveau de la confédération mais directement entre États. Si les nombreuses barrières douanières entravent le développement industriel et le commerce, c’est de l’extérieur que viennent les pressions pour une nouvelle politique douanière. La fin du blocus continental fait réapparaître subitement la concurrence des industries anglaises face à l’artisanat allemand. L’association pour l’artisanat et le commerce dans l’Allemagne entière est créé pour exiger la mise en place de barrières douanières pour limiter les importations anglaises. Son meneur est l’économiste Friedrich List. Il craint sinon que l’économie allemande ne devienne dominée par l’économie anglaise. À la manière de ce qu’écrit Karl Friedrich Nebenius en 1819, List exige dans une pétition largement distribuée la fin des barrières de douanes intérieures qu’il trouve à la fois gênantes et pénalisantes pour le commerce et le transport en Allemagne et invivables pour les personnes vivant à une frontière.

List poursuit des objectifs économiques, mais aussi politiques. Selon lui, un espace douanier unifié doit conduire à la formation d’État-nation en lieu et place de la confédération germanique. L’initiative n’a qu’un faible succès, mais elle encourage les vues des libéraux et influence indirectement les mesures étatiques dans le sud de l’Allemagne ainsi que les négociations qui ont lieu pour la mise en place d’une union douanière.

Dans le processus de modernisation du système douanier la Prusse joue un rôle prépondérant. Elle a hérité des réformes mises en place en Westphalie par Napoléon, avec notamment l’absence de droit de douane à l’intérieur de ce territoire. La politique douanière qui y est en vigueur sert de modèle pour celle que met alors en place la Prusse dans le reste de ses terres. Le ministre des finances de Westphalie jusqu’en 1811, le comte von Bülow, sert à partir de 1813 le nouveau pouvoir dans ce sens. Par ailleurs, tout comme dans les États du sud, le besoin d’intégrer les territoires nouvellement acquis se fait particulièrement sentir et oblige à réformer le système douanier.

Les États du sud et la Prusse ont un intérêt à mettre fin aux barrières douanières qui ont cours dans les petits et nombreux États. Dans la période qui suit directement le congrès de Vienne le contraste est particulièrement marqué entre les territoires prussiens de l’ouest, la Rhénanie et la Westphalie très développés et ceux de l’Est essentiellement agricoles. Il convient de combler ce fossé aussi bien sur le plan administratif que politique. La politique douanière est un des leviers qui doit permettre d’y parvenir. La loi de 1818 en Prusse abolit les barrières internes au royaume et met en place une barrière avec l’extérieur assez modérée. Le transit est quant à lui fortement taxé. Cette loi permet de contenter les grands propriétaires terriens favorables à des échanges plus libres et les artisans qui veulent être protégés de la concurrence étrangère. Par ailleurs cette loi à le mérite de la simplicité et de l’efficacité, l’origine des personnes transitant ne fait pas de différence quant aux tarifs appliqués ce qui n’était pas le cas auparavant. Les aliments de base et les matières premières sont exemptés de taxe de douane. Les biens issus de l’artisanat, à l’exception du textile, sont eux modérément taxés. Les taxes sont par contre élevées pour l’épicerie fine et les denrées de luxe.

Le système douanier prussien sert donc de modèle pour les autres pendant les 50 années suivantes. À quelques amendements près, il reste inchangé jusque l’apparition de l’Empire allemand. Encore en 1871, les trois quarts des recettes proviennent des boissons, de l’épicerie fine, comme le café ou les produits coloniaux, du tabac et des denrées de luxe. Dans l’ensemble les tarifs douaniers prussiens sont plus élevés que ceux des petits États allemands mais restent inférieurs à ceux autrichiens, français ou russes.

Ces nouvelles règles accroissent la pression douanière sur les petits États voisins qui sont parfois compléments enclavés. Les taxes de transit élevées les incitent à considérer une intégration au système douanier prussien. Le premier à franchir le pas est le Schwarzbourg-Sondershausen. D’autres suivent aussitôt. Les États restants protestent contre cette concurrence déloyale à leur encontre. Ils considèrent que l’action de la Prusse est dirigée contre eux et ne sert que ses intérêts. Les États au-delà du Main et dans le nord de l’Allemagne cherchent à s’unir douanièrement pour se défendre contre la politique prussienne.

Dès 1820, le Wurtemberg prévoit de fonder une union douanière constituée des États de la « troisième Allemagne », c’est-à-dire les États allemands autres que la Prusse et l’Autriche. Cette initiative échoue à cause des intérêts divergents des différents membres potentiels. D’un côté le pays de Bade avec ses longues frontières et ses bonnes infrastructures adaptées au transit des marchandises est partisan du libre-échange, tandis que le gouvernement bavarois réclame une barrière douanière avec l’extérieur. Le seul résultat de ces négociations est un contrat commercial de courte durée entre le grand-duché de Bade et Hesse-Darmstadt. De nouvelles négociations ont lieu en 1825 à Stuttgart et conduisent à la formation de l’union douanière du sud de l’Allemagne entre la Bavière et le Wurtemberg. En réaction à ces deux unions douanières, prussienne et sud allemande, Hanovre, la Saxe, Hesse-Cassel, Nassau, Brême, Brunswick et Francfort forment en 1828 l’union commerciale d’Allemagne centrale. Cette fondation est soutenue par les autres puissances étrangères que sont la France, la Grande-Bretagne, l’Autriche et les Pays-Bas. Cette union est une union défensive pour la préservation du statu quo et n’est donc pas une véritable union douanière. Ses membres ne doivent pas entrer dans l’union douanière prussienne.

Le gouvernement prussien cherche à attirer de nouveaux membres dans son union douanière au moyen de pressions ou de cadeaux financiers. Le ministre des finances prussien Friedrich von Motz et son successeur Karl Georg Maaßen sont les principaux acteurs de cette tentative qui vise à la fois les États encore indépendants en la matière mais également ceux faisant déjà partie d’une union. Leur premier succès est l’entrée, à la surprise générale, du Hesse-Darmstadt, également courtisé par l’union sud-allemande, en 1828. Cela conduit dès 1829 à un effritement de l’union commerciale d’Allemagne centrale, avec le départ du Hesse-Cassel. Pour des raisons financières les États du sud et de l’ouest se montrent moins réticents à un rapprochement avec le système prussien. L’union sud-allemande n’a en effet pas rempli les objectifs qui lui étaient fixés, plus de 40 % des recettes sont consommées par ses frais de fonctionnement administratif. Ainsi alors que dans l’union douanière prussienne les taxes rapportent 24 sous par habitant, l’union sud-allemande en rapporte seulement 9,5.

En 1829, un contrat entre la Prusse et les États sud-allemands est signé sous l’impulsion de Johann Friedrich Cotta, marquant un rapprochement entre les deux unions douanières

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. Il prévoit l’exemption de droit de douane pour le commerce intérieur. La révolution de juillet en 1830 augmente la pression autour de la politique douanière en faveur de plus de libéralisme. À l’époque le royaume de Hanovre tente encore d’empêcher la suprématie prussienne sur le domaine douanier en faisant entrer les institutions de la confédération germanique dans les négociations. Ceci échouant, il décide de former sa propre union : l’« association des taxes ».

Durant cette période de négociations, la Prusse gagne à sa cause la plupart des autres États de la confédération. Alors qu’elles progressent, notamment avec le grand-duché de Bade, l’union douanière-sud allemande et l’union douanière prussienne fusionnent officiellement le .

La Saxe et les États de Thuringe rejoignent la nouvelle union la même année. Le , la Zollverein entre en fonction, le traité doit être renouvelé tous les 7 ans.

Dans les années qui suivent, Bade, Nassau, Oldenbourg, Francfort et le Luxembourg intègrent dans la nouvelle union. Hanovre et Brunswick tous deux membres de l’association des taxes, suivent après la dissolution de ce précédent organe dans les années 1850. Cet espace de libre-échange au centre le l’Europe englobe tout d’abord 25 millions d’habitants en 1842 puis 30.

Parmi les États de la confédération germanique restant en dehors de l’union on trouve : l’Autriche, le Liechtenstein, Holstein, Mecklenburg-Strelitz et Mecklenburg-Schwerin. Ces deux derniers sont intégrés au Zollverein lors de l’unité allemande. Les villes hanséatiques de Hambourg, Brême et Lübeck intègrent l’union douanière en 1888, sans entrer dans le domaine douanière allemand. Niveau annexion, la guerre austro-prussienne de 1866 amène la nouvelle province prussienne de Schleswig-Holstein dans l’union. En 1871, l’Alsace-Lorraine est elle aussi incorporée.[réf. souhaitée]

Afin de ménager les petits États, les négociations concernant l’administration de l’union tentent de préserver l’égalité entre États membres. Le comité de direction de l’union est la « conférence de l’union douanière » dans laquelle les décisions doivent être prises à l’unanimité, autrement dit même les petits États ont un droit de véto. La conférence siège une fois par an sur une période de quelques mois, au maximum 6. Le lieu de la réunion est changeant. Les délégués envoyés par chaque État ont une obligation de présence. Chaque État a en principe une unique voix, mais la ville de Francfort ou les États de Thuringe délèguent leurs voix à d’autres États. En pratique la ville libre donne sa voix à Hesse-Nassau, les États de Thuringe les mutualisent dans l’« association douanière et commerciale des États de Thuringe ».

Le contrat fondateur de l’union est au départ conclu pour une période de 8 ans automatiquement reconductible. Durant son existence l’union ne se munit pas d’une administration centrale : chaque État administre soi-même son territoire en accord avec les décisions du Zollverein. Le seul organe centralisé est le « bureau central des factures » à Berlin qui est chargé de répartir les recettes entre les différents États membres en fonction de leur population et de la tenue des statistiques de l’union.

Les décisions de la conférence annuelle lient les membres et ne nécessitent pas de ratification ultérieure. Ce comité parvient à régler les questions liées aux douanes entre les membres. Son action concernant les taxes sur la consommation, les monopoles d’État, la standardisation est par contre un succès tout relatif. Concernant les taxes sur la consommation seule une partie des États rejoignent le système prussien, par exemple la Saxe et les pays de Thuringe. Cette disparité conduit à des problèmes administratifs dans l’union. Pour rétablir un certain équilibre des compensations financières sont accordées, plus tard une taxe de transit unifiée est prélevée. Les États possédant un monopole sur le sel ou les jeux de cartes interdisent les importations dans ces domaines. Par conséquent la contrebande de sel est un des problèmes persistants de l’union. Ces monopoles constituent une exception à la libre circulation des biens et obligent la mise en place de contrôle douanier à l’intérieur de l’union. Pour la standardisation des poids l’union préconise l’alignement sur le système prussien ou bavarois pour les autres États.

La capacité à signer des traités commerciaux avec les autres pays est capitale. Certes la Bavière et le Wurtemberg se sont gardés la possibilité de signer de manière séparée de tels traités, toutefois ils n’en font que rarement usage. En général les grandes lignes de ces traités sont discutées lors de la conférence annuelle, les détails de la négociation sont ensuite laissés à la Prusse, qui y associe parfois d’autres États membres. Cette méthode donne beaucoup d’importance à la Prusse, mais les traités devant finalement être ratifiés par chaque autre État qui peut donc entraver le processus. Cela mène parfois à de sérieux conflits.

La question de la nature juridique de l’union douanière conduit dès le départ à des débats. Georg Jellinek, Gerhard Anschütz et d’autre juristes d’État sont d’avis différents : cela va du simple traité entre États à la formation d’une fédération entre les États. Le seul point d’accord concerne le maintien de la souveraineté de chaque État, la formation d’un État fédéral est donc exclu. À cause de ses organes administratifs et de sa capacité à signer des traités internationaux en son propre nom, on ne peut considérer le Zollverein comme un simple traité, mais son rôle purement économique empêche également de parler d’une fédération. Aujourd’hui on parlerait d’une organisation internationale, une des premières avec la commission centrale pour la navigation du Rhin, mais ce terme n’existe pas à l’époque.[réf. souhaitée]

Les intérêts divergents des différents membres en matière de politique douanière conduisent à des tensions à l’intérieur de l’union. Le droit de véto de chaque membre ne simplifie pas les négociations, qui sont, de plus, parfois influencées par le contexte politique, sans que cela ait de réel lien avec les décisions. La première prolongation du contrat en 1842 pose déjà problème : ce n’est qu’au bout de longues négociations qu’une prolongation de 12 ans est conclue.

En 1852, la Prusse mène des négociations secrètes avec le royaume de Hanovre afin d’obtenir son ralliement à l’union. Cela aurait automatiquement conduit à des ajustements dans les accords préexistants. Les États du sud, poussés en cela par l’Autriche, refusent de donner leurs accords. L’Autriche tente au contraire de provoquer la dissolution de l’union en proposant la constitution d’une fédération douanière d’Europe centrale. Ce n’est que quand la Prusse résilie son contrat douanier qu’un consensus est trouvé. Peu de temps après, l’histoire se répète quand la Prusse traite avec l’Autriche de manière unilatérale. Le gouvernement prussien ne parvient à imposer ses vues concernant une modification du contrat douanier que grâce à la résiliation du contrat. Une situation semblable apparaît 10 ans plus tard quand la Prusse signe avec la France un traité associé au traité franco-anglais de 1860 avec un nouvel ajustement en 1862.

Ce contrat de libre-échange fait baisser 161 tarifs douaniers. Bien que les États du sud aient participé aux négociations, ils refusent, soutenus en cela par l’Autriche, de ratifier le contrat. La fin du blocage et la mise en application de ce traité ont lieu 3 ans plus tard. Le déblocage est provoqué par les menaces du nouveau ministre-président de Prusse Otto von Bismarck de sortir de l’union douanière.

Dans tous ces conflits, il faut remarquer la stabilité de l’institution. Même lors de la guerre austro-prussienne de 1866, qui voit s’affronter les différents membres de l’union where can i buy football jerseys, la Bavière, le Wurtemberg et le Hanovre continue à prélever les taxes de douanes et à les envoyer à Berlin. Le gouvernement prussien continue de son côté de les redistribuer comme si de rien n’était aux autres membres. Cette stabilité est en grande partie due aux avantages financiers qu’elle génère.

Selon ses contemporains, le Zollverein a surtout des effets positifs sur l’économie allemande. Les historiens ont longtemps débattu par la suite pour savoir si ce sont les nouvelles exigences nées avec l’industrie qui ont conduit à la formation de l’union douanière. Cette thèse a notamment été défendue par Friedrich List.

En Grande-Bretagne, des hommes politiques de premier plan comme Henry John Temple voient dans la mise en place du Zollverein un danger pour la position dominante de son pays sur les marchés industriels.

La croissance effrénée de l’industrie, de la production et de l’agriculture dans les années 1830 étaye cette théorie. Il faut toutefois noter que la fondation de l’union douanière n’est qu’une facette de la profonde transformation que subissent la société et l’économie allemande au XIXe siècle. Car si elle simplifie le développement industriel, elle ne crée pas en elle-même d’impulsion pour la croissance du domaine. Les dernières recherches montrent que la mise en place des nouvelles barrières n’a pas conduit immédiatement à des changements dans les flux de marchandises ou dans les prix des importations et des exportations. Dans le domaine de l’agriculture, c’est moins l’union douanière que des changements structurels à la fois lents et profonds qui provoque le décollage de la production.

Le Zollverein a à moyen terme une influence considérable sur le développement industriel. En premier lieu, les recettes qu’elle génère permettent à certains États d’investir afin de se moderniser et de construire des infrastructures. Ainsi le Wurtemberg finance dans les années 1830 une réforme agraire et des plans d’aide à l’industrie principalement grâce aux revenus provenant de l’union. L’union met également fin à la division de l’espace économique allemand qui est une des causes du retard économique par rapport à l’Angleterre notamment. Elle crée également une plus grande stabilité dans les rapports commerciaux, grâce à l’usage répandu dans les États membres du code du commerce prussien. Cette pratique se développe après l’échec du parlement de Francfort de 1848 à en promulguer un au niveau national. Ce n’est qu’en 1861 que le code du commerce général allemand fait son apparition. Le traité commercial de 1862, conçu autour du principe de la « nation la plus favorisée », garantit aux petits États leur droit à avoir des relations commerciales avec les autres pays, qu’ils soient européens ou non, dans les cas par exemple des États-Unis ou du Japon. Ce point n’est cependant sujet à controverse entre les États. Les problèmes liés au libre-échange sont plus complexes. Si la Prusse y est favorable, ce n’est pas le cas des États du sud qui réclament des barrières douanières pour protéger leurs industries textiles. Le Zollverein n’applique pas dans la pratique la même politique à tous les produits, ainsi si pour certains le libre-échange domine, pour d’autre on peut parler de protectionnisme comme pour la production de sucre à partir de betteraves, le coton ou le fer.

L’union permet de changer les mentalités en augmentant l’ambition des entrepreneurs qui deviennent prêts à investir au niveau national. Ainsi en 1837, 87 % des importations en biens manufacturés dans le sud de l’Allemagne proviennent de Prusse et de Saxe.

La formation des premières unions douanières entre États allemands avant le Zollverein a déjà mené à une augmentation des investissements dans les infrastructures de transport. À partir des années 1830, le rythme de construction des chemins de fer, très dépendant de la politique douanière, s’accélère. C’est également le cas pour les axes routiers et les voies fluviales.

L’augmentation du volume des échanges qui accompagne le libre-échange rend la construction de nouvelles voies de chemin de fer nécessaire. En 1835 la première ligne allemande s’ouvre, elle est longue de 6 km, en 1865 l’ensemble du réseau est long de 14 690 km. Cela accélère à son tour le développement des mines, de la sidérurgie et de l’industrie mécanique. Les coûts de transport baissent fortement, la sécurité d’approvisionnement s’améliore elle aussi permettant le transport de produits en grande quantité sans courir un risque économique important. Tous ces éléments favorisent le développement des grandes entreprises qui investissent toujours plus ce qui fait apparaître l’industrie moderne. L’union douanière et les chemins de fer sont complémentaires, Friedrich List les décrit déjà dans les années 1830 comme des « frères siamois » de la modernisation de l’Allemagne. La croissance économique permet de masquer les différences régionales, tous les États membres profitant de celle-ci. Certains dans les États du sud ont malgré tout peur d’une « colonisation interne » .

La politique douanière a un effet positif sur le développement industriel, tout du moins dans les années 1840. Les barrières douanières modérées sur le fer et le textile n’empêchent ni les nécessaires transferts technologiques, ni les importations de produits semi-finis ou finis depuis la Grande-Bretagne, tout en orientant le choix des clients allemands vers les fournisseurs de l’espace économique. Cela a également des effets positifs sur le commerce extérieur des membres de l’union. Les exportations allemandes augmentent à partir des années 1820, la formation de l’union douanière amplifie ce phénomène. La balance commerciale en profite dans les années 1830, avant de diminuer de nouveau avec la révolution industrielle, une augmentation importante des importations en biens manufacturés depuis les autres pays industrialisés s’opérant.

La levée des taxes de douanes étant unifiée dans l’union douanière, il devient nécessaire que les unités de mesure pour déterminer leurs montants s’harmonisent. En 1833, un début d’harmonisation sur les unités de poids a lieu entre différents États membres. L’unité choisie est la Zollpfund qui fait 500 g. Le quintal hesse-badois prend alors la valeur de 50 kg, soit cent fois l’unité de base.

Au début ces unités de l’union ne sont utilisées que pour le transit entre États, ce n’est qu’en 1858 que certains États commencent à les utiliser dans le commerce intérieur, cette tendance s’étendant progressivement. Seule la Bavière reste cramponnée à son ancien système de mesure avec une livre de 560 g jusqu’en 1871. L’influence des unités du Zollverein ne doit toutefois pas être surévaluée, leur diversité reste grande jusqu’à la formation de la confédération d’Allemagne du Nord.

Au niveau des devises deux systèmes monétaire prédominent dans la confédération germanique, dans le sud c’est le Gulden (Florin), au nord du Main le Taler. Les villes hanséatiques utilisent quant à elles le Mark. Dans les années 1820, la Prusse réussit à harmoniser son système autour du Taler. Le Zollverein incite à plus d’harmonisation en faveur du Taler prussien. Cet objectif n’est certes que partiellement atteint, mais les traités d’équivalence monétaires permettent une relative unité du système monétaire.

Le traité monétaire munichois du tente de régler les désordres monétaires de l’époque. Le pied de la monnaie courante est fixé à 24,5 florins et sert de base aux autres monnaies. Les pièces sont harmonisées en Bavière, Wurtemberg, Bade, Nassau, Schwarzburg-Rudolstadt ainsi que dans d’autres plus petits États. Cette décision suit le retrait des demi et quart de Taler, jugés de trop faible valeur à cause des dévaluations successives. Le Kreuzer est fixé à un taux de : 60 Kreuzer pour 1 florin. Le Kronentaler, continue d’avoir cours malgré le fait qu’il ne soit pas un multiple du florin

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, il vaut environ 162 Kreuzer.

Le traité monétaire de Dresde du permet de créer une équivalence entre le système du sud et celui du nord : le pied de 24,5 florins du sud a pour valeur un pied de 14 Taler. Le taux de change officiel partout est alors de 2 Taler = 3,5 florins. Cette décision entre en application dans tous les États membres le .

Le traité monétaire de Vienne du , le pied de 14 pour le Taler fondé sur le système d’unités du marc est remplacé par un pied de 30 avec le système d’unités de la livre (Zollpfund). On parle alors de Vereinstaler simple et double, ils ont cours jusqu’en 1907 en Allemagne avec un taux de change à 3 Marken par Taler. Le Taler devient la monnaie de prédilection dans l’union. À partir de 1857, dans presque toute l’Allemagne et l’Autriche à cours : 2 Taler = 3,5 florins sud-allemands = 3 florins autrichiens. Le Luxembourg et le Liechtenstein (seulement pour le Taler simple à partir de 1862) entrent provisoirement dans l’union monétaire.

En outre, des pièces dorées sont introduites, qui ne sont toutefois pas apparentées avec les futurs Goldmark (Mark or) en 1871. Les accords avec l’Autriche ne durent toutefois pas longtemps, le pays ne réussissant pas à lutter contre son inflation. Celle-ci étant amplifiée par l’impression de monnaie papier.

Pour résumer, un bloc Taler-florin fondé sur l’argent pour la monnaie est constitué grâce à l’union douanière. L’impression de billets de banque n’est par contre pas centralisée et reste de la responsabilité des États. En Prusse par exemple, c’est la Banque de Prusse, semi-étatique, qui en est responsable. Dans la pratique, les billets de banque prussiens dominent. L’impression de billets non-convertibles a d’ailleurs été interdite par le Zollverein. Richard H. Tilly défend que le Zollverein a accéléré de manière importante l’intégration monétaire allemande.

Les conséquences du Zollverein sur la fiscalité sont globalement positives. Les recettes augmentent, principalement à cause des taxes sur les produits coloniaux qui représentent en 1835 55 % des rentrées d’argent de l’union. Globalement, les recettes dues aux taxes de douane passent de 14,5 millions de Taler en 1834 à 27 millions en 1844. Cette croissance est nettement supérieure à celle de la population sur la même période. État par État, il faut nuancer ce constat. La Prusse est tout d’abord perdante avec le nouveau système, ses ressources diminuent de 25 %. Par la suite, la croissance permet en 1838 de retrouver le niveau antérieur. Cependant, elle représente une exception, les autres États profitant dès le départ de la hausse des recettes. La Bavière par exemple double ses revenus dès la première année, cela représente 22 millions de florins de profit sur les dix premières années. Pour les petits États de Thuringe, cela représente sur la même période 4 millions de florins. La Prusse renonce plusieurs fois à une partie de ses revenus au profit des autres États membres. Ces concessions financières permettent de renforcer son pouvoir politique.

Les tarifs douaniers ne sont pas qu’une question économique : dès les premières négociations interétatiques l’aspect politique a une part prépondérante.

Après la formation de l’Empire allemand en 1871, les historiens tel Heinrich von Treitschke voient dans l’union douanière le moteur de l’unification. Il est vraisemblable que lors de la formation de l’union douanière les dirigeants prussiens et allemands en général ne l’aient absolument pas prévu. L’idée de l’utilisation de l’union comme d’un tremplin vers l’unité vient des nationaux-libéraux allemands. Ainsi, dès 1840, Hoffmann von Fallersleben fait une comparaison entre les effets économiques de l’union douanière et de la confédération germanique, le tout sur un ton ironique.

Dans la chanson « Der Deutsche Zollverein » Hoffmann von Fallersleben écrit que les biens échangés au sein de la Zollverein ont plus apporté énormément à l’esprit patriotique allemand. David Hansemann réclame devant le parlement régional prussien de la province du Rhin la création d’une représentation nationale sur les bases des congrès du Zollverein. En 1847, lors de la réunion d’Heppenheim, Hansemann et Mathys élaborent un programme politique cherchant à utiliser l’unité économique et les liens politiques formés par l’union douanière afin de créer un parlement et un pouvoir exécutif de l’« union douanière » afin de contourner les institutions de la confédération germanique et de créer une base pour un pouvoir constitutionnel pour l’ensemble de l’Allemagne.

Ce n’est toutefois pas la voie que prend la révolution de mars 1848, quand elle appelle à la formation du parlement de Francfort.

Parmi les contemporains, beaucoup sont conscients de la dimension politique de l’union douanière dès le départ, parmi eux le ministre des finances prussien Motz, un des principaux investigateurs de l’union. En 1829, il pense que le Zollverein peut être l’outil pour imposer la formation d’une petite Allemagne sous domination prussienne. Il écrit : « Si la science politique dit vrai, en déclarant que les barrières douanières sont les conséquences des divergences politiques entre États, il doit être par conséquent également vrai, que la formation d’une union douanière et commerciale conduit également à l’unification dans un même système politique ». Le ministre des affaires étrangères autrichien Metternich reconnaît également rapidement le danger pour la monarchie autrichienne que constitue le Zollverein. Il le considère comme « une petite confédération à part, qui va petit à petit commencer à mettre au premier plan la poursuite de ses propres buts avec ses moyens ». La menace qu’il fait peser sur le statu quo dans la confédération germanique, censée être sous domination autrichienne, fait dire à Metternich en 1833 que l’union est « au plus haut point désavantageuse et une entité nouvelle qui n’augure rien de bon ». Afin de désamorcer la situation, il tente de faire entrer l’Autriche dans l’union. Toutefois l’homme d’État autrichien, malgré le soutien de son ministre du commerce et des industriels, ne parvient pas à convaincre l’Autriche, traditionnellement très protectionniste et par conséquent méfiante vis-à-vis du libre-échange, de la nécessité du changement. Et ceci malgré le fait que de nombreux contemporains comprennent que la formation du Zollverein renforce politiquement la Prusse.

Il convient cependant de nuancer, voir le Zollverein seulement comme un moyen de marquer sa domination sur l’Allemagne par la Prusse est très simplifié. L’entrée des autres États membres est surtout motivée par des raisons fiscales et économiques. L’union permet en effet aux petits États, qui sont pour la plupart très endettés, de commercer sur un territoire beaucoup plus grand reusable plastic water bottles. Ceci ajouté à la réduction des coûts administratifs et à la hausse des recettes constituent, sur lesquelles les souverains ne doivent pas rendre de compte, les convainc définitivement. L’union douanière a pour effet secondaire de réduire l’influences des parlements existants, qui comme la seconde chambre du grand-duché de Bade ou la chambre des représentants bavaroise ont un pouvoir de contrôle sur les impôts mais pas sur les recettes douanières. Dans certains États, le Zollverein est intégré uniquement afin d’éviter au souverain de devoir mettre en place une constitution. En Prusse par exemple, les ressources financières générées par l’union arrivant directement au gouvernement, les lois sur le contrôle parlementaire peuvent être contournées. La loi prussienne de 1820 prévoit en effet que pour lever un emprunt le roi a besoin du vote d’une représentation nationale, grâce aux recettes douanières il peut éviter de le faire jusqu’en 1847 et la convocation du parlement uni prussien.

À moyen terme, le Zollverein compense dans l’opinion publique la perte de l’unité nationale et sert ainsi d’instrument de l’intégration nationale. Les intérêts économiques de l’époque coïncident parfaitement avec ceux de la couronne prussienne. Il y a parfois néanmoins des volontés d’étendre l’union à l’Autriche, comme celle de List qui veut une union grande-allemande ou Georg Waitz, qui au parlement de Francfort voit dans l’union douanière avec l’Autriche les bases d’une domination sur l’Europe . Dans l’opinion des libéraux, après le scepticisme initial, surtout dans le sud de l’Allemagne à cause de la domination prussienne qu’elle implique, le Zollverein est perçu globalement comme une chose positive.

À l’inverse de la confédération germanique qui est associée à la Restauration et à la répression, le Zollverein est vu comme un élément dynamique et constructif dans le processus de changement sociétal en cours.

Dans les années 1850, avec l’entrée de Hanovre et Brunswick dans l’union, associée à la signature d’un accord commercial avec l’Autriche, la solution grande-allemande semble encore réalisable aussi bien sur le plan économique que politique. L’année 1864 voit cette solution s’éloigner, la Prusse menaçant de sortir de l’union si elle ne prend pas une direction plus libérale. Durant ces nouvelles négociations, le gouvernement prussien utilise les désaccords pour servir ses vues hégémoniques sur l’Allemagne. En 1865, l’Autriche est d’un point de vue douanier de nouveau un pays complètement étranger à l’Allemagne.

La création de la confédération d’Allemagne du Nord a de nombreuses conséquences pour le Zollverein. En premier lieu, de par sa constitution elle ne forme qu’un seul membre au sein de l’union douanière. Ce simple fait impose une réorganisation, qui a lieu en juin 1867 lors de la conférence annuelle de l’union. Le nouveau contrat est signé le et entre en fonction le .

Ce contrat anticipe le fonctionnement d’une politique douanière et commerciale dans un État fédéral. Il dispose d’une institution fédérale tout d’abord, qui est par la suite transmise à l’Empire allemand. Un parlement du Zollverein est constitué, il a deux chambres : le Zoll-Bundesrat et le Zollparlament. Le processus de décision est désormais à la majorité, le droit de véto disparaît et les décisions qui y sont prises lient les États membres directement. Le dirigeant de l’union est le Zollpräsidium, fonction confiée au roi de Prusse. Il a pour rôle de préparer les traités commerciaux et de contrôler l’application des décisions prises.

La structure adoptée montre à quel point l’union douanière et la confédération sont entremêlées. Le Zollbundesrat représentant les États membres n’est autre que Bundesrat de la confédération auquel sont ajoutés les représentants des États du sud de l’Allemagne. Le Zollparlement est élu, tout comme celui de la confédération, au suffrage universel direct. Sur le même principe que le Bundesrat, le premier parlement de l’union a pour membres ceux du parlement de la confédération de l’Allemagne du Nord plus des membres élus dans les États du sud.

Le parlement de l’union se réunit 3 fois entre 1868 et 1870. Les bases d’une unité économique y sont posées, elles sont par la suite directement reprises par l’Empire allemand. Cette nouvelle organisation désignée par le terme « seconde Zollverein » est complétée par les territoires nouvellement conquis du Schleswig-Holstein, du Mecklenburg-Schwerin et du Mecklenburg-Strelitz.

Durant cette période, l’harmonisation des droits de douanes est achevée, les exceptions qu’étaient les monopoles sur le sel sont annulées en 1867, celles concernant les barrières douanières sur les rives du Rhin en 1868.

La constitution de l’Empire allemand de 1871 prévoit que le nouvel État ait un domaine douanier et commercial unique, même si Hambourg et Brême conservent leur port-libre jusqu’en 1888 et donc restent en dehors du domaine douanier impérial.

Les contrats signés du temps du Zollverein restent en application, mais leur application est désormais du ressort de l’Empire. Il doit ainsi prélever les taxes de douane aux frontières. Au départ, la politique économique est conduite par la chancellerie, par la suite un nouveau portefeuille est créé. Les fonctions législatives sont elles reprises par le Reichstag. Le Zollverein devient donc superflu.

Une de ses reliques est le traité unissant le domaine douanier au Luxembourg, qui n’est aboli que lors du traité de Versailles en 1919.

Après l’unification le Zollverein est décrit comme un cadeau de la Prusse pour le bien de l’Allemagne. Treitschke reprend ainsi à son compte l’argumentaire pro-union de l’opposition libérale des années 1840, mais cette fois-ci pour défendre le conservatisme. Le Zollverein et la confédération germanique forment selon-lui « deux institutions communes aux Allemands : une basée à Francfort est celle des semblants, l’autre basée à Berlin est celle du vrai travail. » Gustav Schmoller rend également hommage à la Prusse pour la formation de l’union, mais en il se focalise davantage sur la question industrielle que sur la question de l’unité nationale. Cette vision du Zollverein est majoritaire jusque dans les années 1970. Wilhelm Treue considère ainsi que la politique économique prussienne est le facteur déterminant dans l’industrialisation allemande. Un peu comme Schmollet et Wilhelm Roscher, il voit l’union douanière comme un élément nécessaire à cette transformation de l’économie et considère sa création comme « l’événement le plus important dans l’histoire allemande » entre 1815 et 1866 .

L’historiographie allemande a longtemps été influencée par les thèses historiciste et il a fallu beaucoup de temps pour que de nouvelles méthodes et manières de penser venues de l’étranger s’imposent. Un pionnier est William Otto Henderson qui écrit un essai novateur en 1939, où il prend plus de recul par rapport aux événements et tente de mieux faire la part des choses.

Pour des raisons idéologiques, les nouvelles recherches menée en RDA remettent en cause les idées établies concernant le Zollverein. Ainsi Karl Obermann considère dans les années 1980 que le Zollverein est une concession économique de la noblesse réactionnaire à la bourgeoisie pour renforcer son propre pouvoir.

Dans les recherches ouest-allemandes les interprétations traditionnelles sont certes remises en cause mais de manière plus ponctuelle. Il faut attendre les années 1970 pour voir paraître des analyses complètes sur la question. L’intégration européenne font renaître le débat politique entre partisans de la CEE et ceux de l’Association européenne de libre-échange. Les deux camps tentent de légitimer leurs positions en se référant à l’union douanière allemande. Les défenseurs de la CEE argumentent que l’union douanière a contribué à l’unification politique allemande, alors que les partisans du libre-échange mettent en lumière le fait que le libéralisme économique de la Zollverein a permis à l’Allemagne de s’intégrer dans l’économie mondiale. Wolfram Fischer prend part au débat et voit dans l’union douanière allemande le modèle historique de la CEE. Ses recherches de l’époque montrent l’importance de la politique fiscale dans l’union, ce qui contredit les thèses de Treitschke qui y voyait un système aux visions à long terme. L’union est selon lui plutôt un système construit pour pallier les besoins les plus urgents.

Depuis lors la complexité des processus économiques en œuvre dans l’union douanière est étudiée, avec notamment l’étude de leurs interactions. On peut citer les écrits de Hans-Werner Hahn ou de Rolf H. Dumke. Les différentes publications sont d’accord sur le point que le Zollverein poursuivait différents buts en même temps. L’opinion dominante est que la création de la zone semble être moins due à l’envie de mener une politique favorable au développement de l’industrie, qu’aux gains fiscaux et en matière de pouvoir qu’elle devait générer. Cela ne contredit en rien le fait que l’union a très certainement contribué au développement de l’industrie. Dans cette perspective, le Zollverein est perçu de nos jours comme un des facteurs, peut-être pas le plus important d’ailleurs, qui a permis à l’Allemagne de rattraper son retard en matière de développement par rapport à la Grande-Bretagne.

Snake Wells

Snake Wells is a term used by Shell Oil to refer to a series of oil wells drilled in the Champion West oil field offshore Brunei. The wells used a combination of technologies including extended reach drilling, swellable wellbore packers and remotely operated zonal isolation and control. The directional drilling technique allows the path of the well to be directed to achieve contact with as many potentially producing features as possible national football shirts. This results in a “snake like” well path which weaves up and down through multiple geological features in order to achieve maximum reservoir drainage.

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The creative minds at Shell refused to accept that so much perfectly good oil was going to waste – so they decided to do something about it. The snake well drill is a ground breaking piece of technology that allows us to extract oil from these previously hard to reach places. Unlike conventional drills, state of the art software allows the snake well drill to follow complex horizontal paths, cutting through shale and sand to reach a number of different reservoir pockets from a single drilling platform.

However despite the high complexity of the wells

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Antonio Bruna

Antonio Bruna (Vercelli, 14 febbraio 1895 – Torino, 25 dicembre 1976) è stato un calciatore italiano, di ruolo terzino.

Bruna iniziò a giocare nell’Omegna Calcio; vi rimase fino al 1919, anno in cui venne ingaggiato dalla Juventus.

Ha disputato sei stagioni consecutive con la Juventus dal 1919-1920 al 1924-1925 cheap jerseys sale, collezionando 97 presenze ed un gol. Le sue condizioni fisiche precarie lo costrinsero ad un prematuro ritiro.

Vanta 5 presenze in Nazionale: oltre ad un’amichevole nel maggio 1920 contro i Paesi Bassi, ha collezionato 4 presenze ai Giochi olimpici del 1920 di Anversa. Venne convocato anche per le Olimpiadi parigine del 1924, dove tuttavia non disputò alcuna partita.

Un aneddoto riferisce che all’epoca in cui giocava, si trovava in difficoltà ad allenarsi a causa dell’impegno lavorativo presso la FIAT; il suo caporeparto non aveva intenzione di concedergli permessi per allenarsi e così con coraggio Sandro Zambelli, dirigente juventino dell’epoca, si rivolse direttamente al fondatore dell’azienda Giovanni Agnelli double wall water bottle with straw. Dopo la risposta positiva del senatore hand meat tenderizer, nacque l’idea di affidare la presidenza della società bianconera al figlio Edoardo: ciò avvenne il 24 luglio 1923

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Radikalismus

Als Radikalismus bezeichnet man eine politische Einstellung, die grundlegende Veränderungen an einer herrschenden Gesellschaftsordnung anstrebt. Das Adjektiv „radikal“ ist vom lateinischen radix (Wurzel) abgeleitet und beschreibt das Bestreben, gesellschaftliche und politische Probleme „an der Wurzel“ anzugreifen und von dort aus möglichst umfassend, vollständig und nachhaltig zu lösen.

Der Begriff „Radikalismus“ stammt ursprünglich aus der liberalen Freiheits- und Demokratiebewegung des 19. Jahrhunderts und stand lange Zeit als politischer Richtungsbegriff für die bürgerliche Linke (das linksliberale politische Spektrum). Die radikalen Demokraten traten für das allgemeine Wahlrecht, eine konsequente Entmachtung der Kirche und die Republik als Staatsform ein. Besonders in romanischen Ländern steht die Bezeichnung auch heute noch für linksliberale und radikaldemokratische Parteien.

Vor allem im deutschen Sprachraum hat sich im Laufe des 20. Jahrhunderts ein Bedeutungswandel vollzogen, sodass die Bezeichnung heute Strömungen jedweder politischen Couleur meinen kann, die ihre Ziele kompromisslos und häufig in Opposition zur herrschenden Ordnung verfolgen. In diesem Sinne spricht man etwa vom Links- oder Rechtsradikalismus.

Im Sprachgebrauch der Staatsschutzbehörden in der Bundesrepublik Deutschland wurde der bis dahin verwendete Begriff „Radikalismus“ seit 1975 endgültig durch den Begriff „Extremismus“ abgelöst. Bezeichnet werden damit äußerste Randpositionen im Verhältnis zur angenommenen Mitte des politischen Spektrums, die eine Ablehnung des demokratischen Verfassungsstaates und in der Regel Gewaltbereitschaft einschließen.

Als „Radikale“ wurden im Europa des 19. und frühen 20. Jahrhunderts die Anhänger des politischen Liberalismus bezeichnet, die sich zum linken Flügel der liberalen Bewegung zählten. Die Bereitschaft, freiheitlich-nationale Ziele im Rahmen einer Revolution gegen restaurative Staatsordnungen unter Umständen auch mit Gewalt durchzusetzen, kann dabei zunächst nicht als besonderes Merkmal gewertet werden, das die Radikalen von anderen liberalen Gruppen unterschieden hätte. Vielmehr zielten alle liberalen Ansätze ursprünglich auf eine nachhaltige Veränderung der politischen Verhältnisse ab. Im Vordergrund standen insbesondere die Forderung nach einer Verfassung (Konstitutionalismus) und die Absage an ein absolutistisches und autokratisches Herrschaftsverständnis.

Wesentliche Unterschiede zwischen den von Anfang an heterogenen Bestandteilen des liberalen Bürgertums kristallisierten sich erst im Laufe der Zeit und von Land zu Land in unterschiedlicher Weise heraus, wobei sich die Radikalen im Wesentlichen durch besonders weit gehende politische Ziele und die Schärfe der Auseinandersetzung von gemäßigteren Liberalen unterschieden. In vielen Fällen lässt sich eine Differenzierung des liberalen Spektrums dieser Zeit insbesondere daran festmachen, ob eine konstitutionelle Monarchie gefordert oder das radikale Ziel Republik (Abschaffung der Monarchie) verfolgt wird.

Generell sahen sich die Liberalen (im deutschsprachigen Raum auch „Freiheitliche“, „Fortschrittliche“ oder „Freisinn“ genannt) seit dem Wiener Kongress in der Opposition gegen die konservative Ordnung der Restaurationszeit und forderten von den Fürsten mehr oder weniger vehement die allgemeinen Freiheitsrechte ein. Zu einer spürbaren Differenzierung innerhalb des liberalen Lagers kam es zum ersten Mal während der Herrschaft des anfänglich selbst der liberalen Bewegung zugerechneten „Bürgerkönigs“ Louis-Philippe in Frankreich, der durch eine bürgerlich-liberale Revolution (Julirevolution von 1830) an die Macht gekommen war, welche das reaktionäre Regime der Bourbonen gestürzt hatte. Das französische Bürgertum zeigte sich aber zunehmend enttäuscht von der Julimonarchie und die Radikalen forderten insbesondere, das Zensuswahlrecht durch ein allgemeines, freies Männerwahlrecht zu ersetzen, und wollten die völlige und sofortige Ablösung der feudalen Grundlasten erreichen. Die Unzufriedenheit der radikaleren Liberalen führte schließlich zur Februarrevolution 1848 und den dadurch ausgelösten revolutionären Umwälzungen in ganz Europa.

„Radikal“ war dieser Flügel der Liberalen also sowohl hinsichtlich seiner Ziele (radikaldemokratisch) als auch der eingesetzten Mittel (Umsturz der Regierungen). Auch für sozialrevolutionäre Tendenzen, die etwa seit 1871 (Pariser Kommune) die politische Diskussion der Linken immer stärker beherrschten, zeigte sich das radikale Spektrum im Allgemeinen offen, wenngleich es im Unterschied zur Arbeiterbewegung und Sozialdemokratie (mit denen die Radikalen häufig Bündnisse eingingen) stets durch seine bürgerliche Herkunft geprägt blieb.

In verschiedenen Kantonen der Schweiz kam es bereits kurz nach der Julirevolution von 1830 zu dezidiert „radikalen“ Umstürzen, der so genannten liberalen „Regeneration“. Gegen den konservativ regierten Kanton Luzern organisierten die Radikalen 1844/45 so genannte Freischarenzüge, um einen gewaltsamen Umsturz herbeizuführen thermos insulated hydration bottle. Nach 1847 wurden die Bezeichnungen „radikal“ und „freisinnig“ bzw. „liberal“ in der Schweiz oft bedeutungsgleich verwendet. In der französischsprachigen Schweiz nennt sich die Freisinnig-Demokratische Partei noch heute Parti radical-démocratique Suisse und wird im Volksmund les radicaux („die Radikalen“) genannt.

Besonders stark ausgeprägt war der Radikalismus in Frankreich, wo er über viele Jahrzehnte in Form der Radikalen Partei die Politik mitbestimmte und zwischen 1900 und 1940 die dominierende politische Kraft war. Auf Grund ihrer Positionierung zwischen Arbeiterbewegung und Konservativen war die Parti radical für Mehrheitsbildungen meist unverzichtbar und daher in verschiedensten politischen Konstellationen an der Regierung beteiligt. Aus einer stark republikanischen, antimonarchistischen und antiklerikalen Tradition kommend, suchten die Radikalen ab dem Jahr 1898 immer wieder erfolgreich Bündnisse mit sozialistischen und kommunistischen Gruppierungen, um ihre Vorstellungen umzusetzen, so etwa die Gesetze zur Trennung von Staat und Kirche 1905 oder in der Volksfront von 1936. Im Gegensatz zu ihren Bündnispartnern

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, die aus der Arbeiterbewegung kamen, vertrat die Parti radical das radikalliberale Bürgertum, eine Strömung die in Frankreich auf eine wesentlich stärkere Tradition zurückblickt als etwa im deutschsprachigen Raum.

In katholisch geprägten Ländern wie beispielsweise Spanien (Partido Progresista) oder Chile (Partido Radical), in denen die Kirche als Grundpfeiler der konservativen Gesellschaftsordnung fungierte, stand der radikale Flügel der (insgesamt ohnehin laizistisch geprägten) liberalen Bewegung für einen besonders starken Antiklerikalismus.

In Deutschland waren radikaldemokratische und frühsozialistische Revolutionäre 1848 besonders stark in Baden vertreten. Später nannte man den linken Flügel der Liberalen im Unterschied zu den Nationalliberalen ausdrücklich Radikalliberale. Als solche verstanden sich die in der Deutschen Volkspartei, später der Deutschen Freisinnigen Partei gebündelten demokratisch-republikanischen Kräfte des Kaiserreichs.

Die weitgehende Verwirklichung wichtiger radikaler Ziele wie der Trennung von Staat und Kirche sowie die Ablösung des kritischen Bürgertums durch das Arbeiterproletariat als der treibenden Kraft der Gesellschaftsveränderung ab dem letzten Viertel des 19. Jahrhunderts und die generell zunehmende Demokratisierung der politischen Systeme der westlichen Welt in der ersten Hälfte des 20. Jahrhunderts führten zur Eingliederung des liberalen Radikalismus in das etablierte Spektrum der linken Mitte. Die Nivellierung der Unterschiede zwischen Arbeitern und Bürgern als Träger linksoppositioneller Strömungen im Zuge der fortschreitenden Verbürgerlichung der westeuropäischen Mittelstandsgesellschaft in der zweiten Hälfte des 20. Jahrhunderts brachten dann letztlich den Bedeutungswandel des politischen Begriffs „Radikalismus“ mit sich, der heute im deutschsprachigen Raum im Allgemeinen nicht mehr als Bezeichnung einer betont liberalen und demokratischen politischen Gesinnung dient.

Aus der Verbindung zwischen radikal demokratisch gesinnten bürgerlich-liberalen Kräften und im Sozialismus beheimateten basis- und rätedemokratischen Bestrebungen der politischen Linken entstand im Laufe des 20. Jahrhunderts das im Hinblick auf seine Einordnung relativ offene Attribut „radikaldemokratisch“, das auch heute noch als programmatische Bezeichnung verwendet wird, um das Selbstverständnis von Gruppierungen recht unterschiedlicher politischer Ausrichtung zum Ausdruck zu bringen, die ihr entschieden demokratisches Politikverständnis betonen wollen.

Das Spektrum dieses Begriffs reicht von eindeutig der linksliberalen „radikalen“ Tradition zuzuordnenden Gruppen wie der in der Spätphase der Weimarer Republik entstandenen Radikaldemokratischen Partei bis hin zu Verfechtern eines demokratischen Sozialismus (etwa den JungdemokratInnen/Jungen Linken), die sich heute als radikaldemokratisch verstehen.

Schon die radikalen Bestrebungen des Liberalismus richteten sich von ihrem ursprünglichen Selbstverständnis her auf einen grundlegenden Umbau, gegebenenfalls sogar einen gewaltsamen Umsturz der bestehenden (undemokratischen) Verhältnisse und galten daher aus Sicht der jeweiligen politischen Machthaber und ihrer konservativen Unterstützer stets als Gefahr für das herrschende politische System.

Mit den Veränderungen der politischen Landschaft ging ein Bedeutungswandel einher, wonach „Radikalismus“ politologisch heute in einer Grauzone zwischen „Demokratie“ und „Extremismus“ angesiedelt und nicht mehr als Inbegriff einer liberalen und demokratischen politischen Haltung verstanden wird. Ganz im Gegenteil wird der Ausdruck „politisch radikal“ im gängigen, allgemeinen Verständnis sogar als Synonym für eine antidemokratische Haltung begriffen, die auf eine Abschaffung des freiheitlichen Systems oder des Rechtsstaates zugunsten eines ideologisch geprägten autoritären oder gar totalitären Gesellschaftssystems zielt. Radikalismus wird demzufolge wiederum als Gefahr angesehen, diesmal aber für die (heute herrschende) demokratische Ordnung. Er kann dabei politisch sowohl links als auch rechts angesiedelt sein oder etwa auch in Form eines politisch-religiösen Fundamentalismus vorliegen.

In Westdeutschland kam der Ausdruck „Radikale“ in diesem Sinne besonders in den 1960er und 70er Jahren in Gebrauch, als es aus Sicht der Bevölkerungsmehrheit um die Abwehr von marxistisch oder sozialistisch beeinflussten Strömungen ging, die im Rahmen einer linken Radikalopposition – „Linksradikalismus“ – auf einen Umbau des gesellschaftlichen und politischen Systems der Bundesrepublik Deutschland zusteuerten. Derartige „Radikale“ wurden von den im Bundestag vertretenen Parteien und den staatlichen Organen überwiegend als gefährliche, die freiheitliche demokratische Grundordnung der Bundesrepublik bedrohende Kräfte angesehen. Dieses Misstrauen brachte etwa der 1972 beschlossene Radikalenerlass zum Ausdruck.

Später begann man, den Begriff auch auf rechtsextreme Gegner der demokratischen Ordnung auszudehnen, und unterschied zwischen „Rechtsradikalen“ und „Linksradikalen“. Bis 1974 verwendete der Verfassungsschutz den Begriff „Radikalismus“ im Sinne von „als verfassungsfeindlich angesehene Bestrebungen“. Danach wurde der Begriff in dieser Bedeutung von dem Ausdruck „Extremismus“ abgelöst.

„Radikalismus“ ist bis heute positiver besetzt als „Extremismus“ und gilt dem allgemeinen Empfinden nach als weniger „bedrohlich“. Das Attribut „radikal“ kann unter Umständen sogar positiv konnotiert sein und für besondere Konsequenz und Entschiedenheit in der Auswahl und bei der Verfolgung und Umsetzung übergeordneter Ziele stehen. Er wird daher von manchen Gruppierungen, die die bestehende Staats- und/oder Wirtschaftsordnung grundsätzlich kritisieren und verändern wollen, auch als Selbstbezeichnung verwendet. Schon die APO der 68er nahm die seinerzeit abwertende Fremdbezeichnung rasch für sich in Anspruch, wie es etwa in dem auf Demonstrationen skandierten, ironisch-provozierenden Satz zum Ausdruck kommt: Wir sind eine kleine radikale Minderheit. Derartige „Radikale“ sehen ihre eigene (positiv verstandene) Radikalität zumeist in ihren Zielen, nicht aber in ihren Methoden (Umsturz, Gewalt) verortet, während sie das Attribut „extremistisch“ als diskreditierend verstehen und für sich ablehnen.

Der Philosoph Helmuth Plessner (1892–1985) definiert Radikalismus als „die Überzeugung, daß wahrhaft Großes und Gutes nur aus bewußtem Rückgang auf die Wurzeln der Existenz entsteht; den Glauben an die Heilkraft der Extreme, die Methode, gegen alle traditionellen Werte und Kompromisse Front zu machen. Sozialer Radikalismus ist daher die Opposition gegen das Bestehende, insofern als es immer einen gewissen Ausgleich zwischen den widerstreitenden Kräften der menschlichen Natur einschließt und den Gesetzen der Verwirklichung, dem Zwang des Möglichen, gehorcht.“ Plessner sieht soziale Mechanismen wie Taktgefühl, Diplomatie, Prestige und Zeremoniell als der seelischen Struktur des Menschen angemessen und daher wirkungsvoll zur Aufrechterhaltung einer humanen Gesellschaft; sozialer Radikalismus wird von ihm als „Ethik der Taktlosigkeit“ abgelehnt.

In der Bundesrepublik Deutschland wird die Unterscheidung zwischen den Begriffen „radikal“ und „extremistisch“ vor allem durch das Bundesverfassungsgericht und die Verfassungsschutzämter geprägt.

In der jungen Bundesrepublik verwendete der deutsche Verfassungsschutz den Begriff „Radikalismus“ noch im Sinne von „als verfassungsfeindlich angesehene Bestrebungen“. In den 1960er und ’70er Jahren wurde diese Bedeutung zunehmend vom Ausdruck „Extremismus“ übernommen. Der neuerliche Bedeutungswandel, in dessen Verlauf die negative Konnotierung des „Radikalismus“ als staatsgefährdende Bestrebung nach und nach überwunden wurde, vollzog sich schrittweise seit den Jahren zwischen 1966 und 1974:

„Bis 1966 bezeichnete das Bundesamt für Verfassungsschutz rechte verfassungswidrige Organisationen als „rechtsradikal“, später galten rechtsextrem und rechtsradikal als synonyme Bezeichnungen. 1974 etablierte sich der Rechtsextremismus als Oberbegriff für verfassungsfeindliche Bestrebungen von Rechts.“

Heute grenzt das deutsche Bundesamt für Verfassungsschutz Radikalismus und Extremismus explizit voneinander ab:

„Als extremistisch werden die Bestrebungen bezeichnet, die gegen den Kernbestand unserer Verfassung – die freiheitliche demokratische Grundordnung – gerichtet sind. Über den Begriff des Extremismus besteht oft Unklarheit. Zu Unrecht wird er häufig mit Radikalismus gleichgesetzt funny soccer t shirts. So sind zum Beispiel Kapitalismuskritiker, die grundsätzliche Zweifel an der Struktur unserer Wirtschafts- und Gesellschaftsordnung äußern und sie von Grund auf verändern wollen, noch keine Extremisten. Radikale politische Auffassungen haben in unserer pluralistischen Gesellschaftsordnung ihren legitimen Platz. Auch wer seine radikalen Zielvorstellungen realisieren will, muss nicht befürchten, dass er vom Verfassungsschutz beobachtet wird; jedenfalls nicht, solange er die Grundprinzipien unserer Verfassungsordnung anerkennt.“

Der auf den essentiellen Unterschied zwischen den Aufgaben des Verfassungsschutzes und der Sozialwissenschaften hinweisende Vorschlag verschiedener Autoren, „das Attribut extremistisch für die Beobachtungsgegenstände der Verfassungsschutzbehörden zu reservieren und die Bezeichnung Radikalismus für das wesentlich breitere sozialwissenschaftliche Betätigungsfeld zu verwenden,“ konnte sich bislang nicht durchsetzen.

Radio Dreyeckland

Radio Dreyeckland is a radio station in Mulhouse, Alsace, France. Another station with the same name operates in Freiburg im Breisgau, Germany.

Both stations are successors to Radio Verte Fessenheim which was started by opponents to the Fessenheim Nuclear Power Plant during the 1970s and was renamed ‘Dreyeckland’ in 1981.

During the eighties and early nineties people from Switzerland were cooperating with the French Dreyeckland doing Broadcasts aimed at listeners in Basel and its surroundings using the transmitter in France, because they didn’t have a license for Switzerland.

Dreyeckland Freiburg in Germany was started as a pirate station in 1985 and has transmitted legally since 1988 as a separate station but in the same spirit as the one from Alsace

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While radio Dreyeckland from southern Alsace developed into a commercial oldies radio during recent years, the German Dreyeckland is still an alternative station. Today’s Radio Dreyeckland in southern Alsace is still using the 104

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.6MHz of the former alternative station

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Coordinates:

Joint Committee on Human Rights

The Joint Committee on Human Rights is a select committee of both the House of Commons and House of Lords in the Parliament of the United Kingdom. The remit of the committee is to consider human rights issues in the United Kingdom.

The Committee undertakes thematic inquiries on human rights issues and reports its findings and recommendations to the House[s of Commons and Lords]. It scrutinises all Government Bills and picks out those with significant human rights implications for further examination. The Committee also looks at Government action to deal with judgments of the UK courts and the European Court of Human Rights where breaches of human rights have been found. As part of this work, the Committee looks at Remedial Orders, the legislative mechanism that allows legislation to be amended in response to these judgments

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As of 25 May 2016

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, the current members of the committee are as follows:

Source:

Unlike the Commons

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, the Lords elects its members of the committee at the beginning of each session. Occasionally, the Lords, during a session, or the Commons, during a Parliament, may make changes to its membership on the committee. Such changes are shown below.

Swimming at the 2016 Summer Olympics – Women’s 4 × 100 metre medley relay

The women’s 4 × 100 metre medley relay event at the 2016 Summer Olympics took place on 12–13 August at the Olympic Aquatics Stadium.

The U.S. women’s team outlasted the rest of the field to solidify its Olympic title defense in the medley relay final with the help of a freestyle anchor leg from Simone Manuel. Leading from the start, the foursome of Kathleen Baker (59.00), Lilly King (1:05.70), Dana Vollmer (56.00), and Manuel (52.43) put together a perfect ending with a final time of 3:53.13 to give the Americans their tenth gold medal in this event, and their thousandth overall in Summer Olympic history.

Australia’s Emily Seebohm (58.83), Taylor McKeown (1:07.05), and Emma McKeon (56.95) struggled to hold on their momentum throughout the race, until Cate Campbell jumped into the pool at the final exchange. Then, Campbell produced a freestyle anchor split of 52.17 to deliver the Australian relay team a silver medal in 3:55.00. After winning the 50 m freestyle title an hour earlier, anchor Pernille Blume (53.21) helped her fellow Danish swimmers Mie Nielsen (58.75), Rikke Møller Pedersen (1:06.62), and Jeanette Ottesen (56.43) shatter the European record for the bronze in 3:55.01, a hundredth of a second behind Australia.

China’s Fu Yuanhui (59.53), Shi Jinglin (1:06.00), Lu Ying (56.49), and Zhu Menghui (53.16) slipped off the podium to fourth in 3:55.18, while the Canadian combination of Kylie Masse (58.77), Rachel Nicol (1:06.81), Penny Oleksiak (56

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.75), and Chantal van Landeghem (53.16) established a national record of 3:55.49 to take the fifth spot. Russia’s Anastasia Fesikova (59.49), Yuliya Yefimova (1:04.98), Svetlana Chimrova (57

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.54), and Veronika Popova (53.65) finished sixth with a 3:55.66, holding off the British quartet of Georgia Davies (59.43), Chloe Tutton (1:06.43), Siobhan-Marie O’Connor (57.47), and Francesca Halsall (53.63) by 1.3 seconds, a seventh-place time in 3:56.96. Meanwhile, Italy (3:59.50), anchored by freestyle swimmer and four-time Olympian Federica Pellegrini, rounded out the championship field.

Prior to this competition

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, the existing world and Olympic records were as follows.

A total of sixteen countries have qualified to participate. The best eight from two heats advanced to the final.

Mobile Suit Gundam SEED Destiny Astray

Mobile Suit Gundam SEED Destiny Astray (機動戦士ガンダムSEED DESTINY ASTRAY, Kidō senshi Gandamu SEED DESTINY ASTRAY?) est une collection d’histoires dérivées de l’anime Mobile Suit Gundam SEED Destiny, débutée en et achevée en . Cette saga a été portée sur trois médias que sont un manga de 21 chapitres prépublié dans Gundam Ace, un roman-photo publié dans Dengeki Hobby et deux nouvelles éditées par Kadokawa Shoten.

L’histoire fait suite à Mobile Suit Gundam SEED Astray, écrits par les mêmes auteurs Tomohiro Chiba et Kōichi Tokita. Une suite a été réalisée depuis : Mobile Suit Gundam SEED C.E. 73 Δ Astray.

L’histoire de Destiny Astray est centrée sur un reporter de guerre, Jess Rabble, et son mobile suit ZGMF-X12 Astray Out Frame. Ce dernier a été à l’origine construit par Lowe (à partir des plans inachevés du ZAFT ZGMF-X12A Testament). Jess est toujours accompagné par Kaite Madigan, un mercenaire et ancien pilote de ZAFT, qui fait office de garde du corps et possède plusieurs mobile suits personnalisés. Les deux protagonistes sont employés par un mystérieux industriel du nom de Matias qui leur a confié la tâche de consigner l’Histoire comme elle vient, arguant que l’on ne peut influer son cours.

Plusieurs personnages de la première série Mobile Suit Gundam SEED Astray réapparaissent ici dans des rôles secondaires, comme Lowe, Gai, Canard ou Rondo Mina, et la saga donne au lecteur des clés pour comprendre le contexte de l’œuvre originale.

Jess Rabble est un reporter indépendant qui est embauché au début de l’histoire par le mystérieux Matias pour photographier une arme secrète de ZAFT, le Genesis Alpha. Ce faisant, il est capturé par Gai Murakumo et les Serpent Tail (un groupe de mercenaires) qui l’amène à l’intérieur du prototype secret. Là, Jess fait la connaissance de Lowe Guele, qui lui révèle son intention de voler le Genesis Alpha pour rejoindre Mars. Pendant leur discussion, un grand nombre de mobile suits de ZAFT surviennent pour détruire l’arme, mais sont repoussés par Candard Pars et les mercenaires. Après quoi Lowe offre à Jess le robot Astray Out Frame, puis quitte la Terre. Les soldats de ZAFT sachant que le reporter avait pu photographier leur prototype, ils tentent de le tuer, mais Jess est sauvé par Kaite Madigan, un mercenaire engagé par Matias pour le protéger. Tous deux peuvent alors rentrer en lieu sûr pour se voir confier leur prochaine mission : enquêter sur Edward Harrelson en Amérique du Sud.

Parti pour l’Amérique du Sud avec son mobile suit, Jess traverse l’Amazonie jusqu’à une base militaire. Là, il rencontre Bernadette Leroux, une journaliste du MANT avec laquelle il va s’associer pour trouver Edward Harrelson, surnommé « Ed the Ripper ». Ils le trouvent rapidement lors d’un affrontement, mais ce dernier défait rapidement troisGAT-333 Raider Full Specs de l’Alliance terrienne à lui seul

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. L’Alliance décide alors de dépêcher trois pilotes d’élite pour abattre le rebelle. Le premier est Jane « White Whale » Houston ; elle s’avère un adversaire redoutable, mais lorsqu’elle apprend la véritable histoire d’Ed, elle rejoint sa bannière. Le second soldat est Morgan « Moonlight Mad Dog » Chevalier, qui attire Ed dans l’espace pour le piéger. Toutefois, ce dernier parvient à revenir sur Terre. Enfin, le dernier pilote d’élite est Rena « Sakura Burst » Imelia. Malgré sa force indéniable, Ed parvient de nouveau à sortir victorieux du combat. Sauf qu’au moment où il ouvre le cockpit de Rena, grièvement blessée, celle-ci lui tire dessus et le touche également. C’est à ce moment que Jess intervient pour les emmener tous deux à l’hôpital, mais, attaqué par l’Alliance, il doit se réfugier dans une base de ZAFT. Après cela, le ton monte d’un cran entre les deux belligérants, l’Alliance ayant promis de rendre leur indépendance à l’USSA. ZAFT intervient toutefois et repousse fermement la menace. Après la guerre, Jess et Kaite font la connaissance de Setona Winters, une fille étrange qui disparaît aussi rapidement qu’elle n’est apparue.

L’histoire fait un petit bond en avant, en octobre de l’année C.E. 73. Jess et Kaite visitent la colonie spatiale Armory One, où ils rencontrent de nouveau Bernadette et découvre les nouveaux mobile suits de ZAFT : la série New Millennium. Ils font aussi la connaissance des pilotes d’essai de ces nouveaux Gundam, Courtney Hieronimus, Riika Sheder et Mare Strode. Les tests de vol auxquels assiste le reporter sont toutefois très mouvementés, puisque se produisent un attentat (auquel Jess survit de peu) et une tentative d’espionnage ratée. Puis une attaque de plus grande ampleur survient (comme relatée dans Gundam SEED Destiny), pendant que Jess se trouve confronté à un mobile suit inconnu qui échappe aux détecteurs.

L’histoire avance à nouveau jusqu’au moment où la colonie Junius Seven est propulsée en direction de la Terre, risquant d’occasionner de très lourd dégât. Une alliance entre la guilde Junk, Serpent Tail et Rondo Mina Sahaku se forme alors pour utiliser le GENESIS Alpha et sauver la Terre

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. Ils sont cependant attaqués par Ash Grey qui, endoctriné, travaille maintenant pour l’Alliance terrienne. Jess et Kaite parviennent heureusement à le vaincre, et ce dernier meurt en sautant dans l’espace sans oxygène.

Le manga de Tomohiro Chiba et Kōichi Tokita est prépublié dans le magazine Gundam Ace entre et sur 22 chapitres, compilés par la suite en quatre volumes.

Le roman-photo a été publié dans le magazine japonais Dengeki Hobby (Mediaworks) chapitre par chapitre, avant d’être réuni en deux volumes distribués respectivement le et le . Les 26 chapitres, appelés « shot », contiennent entre huit et onze pages et sont présentés selon un même format : une ou deux doubles-pages sur lesquelles s’étendent un dessin représentant le mobile suit phare du chapitre, puis l’histoire à travers des dessins et esquisses originaux. Enfin, en dernière page figure un mobile suit personnalisé.

On peut noter que la conclusion de l’histoire n’est pas donnée dans le manga, mais dans le dernier chapitre (« shot 26 ») du roman-photo.

L’histoire a été adaptée en deux romans par Tomohiro Chiba et Kadokawa Shoten, sortis respectivement le et le .

On peut noter qu’à l’occasion de la sortie de la maquette « Gundam Astray Gold Frame Amatsu » échelle 1/100

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, un court manga a été réalisé dans le cadre de la saga, mettant en scène Rondo Mina Sahaku devant libérer une ville occupée par l’ennemi. Il donne aussi quelques renseignements supplémentaires sur l’Okitsu-no-Kagami. Cette maquette est également à ce jour la seule issue de Destiny Astray.

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé «  » ().