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Palais de l’Inquisiteur

Le Palais de l’inquisiteur de Vittoriosa à Malte est un bâtiment bâti dans les années 1530 pour héberger le tribunal civil des chevaliers de Saint-Jean. Il accueille le tribunal de l’Inquisition de 1574 jusqu’à sa dissolution par les troupes de Napoléon Bonaparte en 1798. Les Britanniques le transforment en hôpital militaire, puis en mess pour la garnison voisine de Senglea. Tombé dans l’abandon au début du XXXVIIe siècle : il n’est d’abord qu’une simple casa ou casaccia (maison).

Le successeur de Di Bufalo, Antonio Ortensio (1598-1600) fait rénover la cuisine et bâtit une chapelle. De nombreux inquisiteurs à sa suite s’attellent à améliorer et agrandir le bâtiment. Fabio Chigi (1634-1639), futur pape Alexandre VII, lui donne des jardins et une tour qui lui sert d’observatoire astronomique. Giovanni Battista Gori Pannellini (1639-1645) rachète un bâtiment voisin pour bâtir des quartiers privés et sept cellules. Gerolamo Casanate (1658-1663) altère la façade et sépare complètement le palais des bâtiments voisins, limitant ainsi les possibilités d’évasion de chevaliers emprisonnés, mais aussi les possibilités de fuite de l’inquisiteur lui-même en cas d’attaque du palais. Durement touché par un tremblement de terre en 1693, le bâtiment est réhabilité par Francesco Acquaviva d’Aragona puis Tommaso Ruffo (1694-1698), qui crée l’actuelle aile gauche du palais, connue comme les appartements Ruffo, qui accueille désormais le quartier privé de l’inquisiteur : ceux de Pannellini sont réassignés au personnel du tribunal. Ruffo érige également la chapelle actuelle.

Les finances limitées de l’Inquisition maltaise expliquent néanmoins que Giacinto Ferrero di Masserano (1698-1703) trouve à son arrivée des toitures en très mauvais état : il doit menacer d’emménager ailleurs pour que Rome accepte de débloquer des fonds pour les travaux. Masserano agrandit également la chancellerie pour faire face au poids croissant des archives, complète l’aile des prisons et réaménage le premier étage ou piano nobile. Giovanni Francesco Stoppani (1731-1735) perce l’actuelle entrée majestueuse et bâtit l’escalier d’honneur.

En mai 1798, le dernier inquisiteur de Malte, Giulio Carpegna, quitte l’île peu après l’arrivée des troupes françaises. Le tribunal inquisitorial est dissous par Napoléon Bonaparte le mois suivant youth custom football jerseys. Le palais sert alors de résidence au commandant du district de Cottonera, qui recouvre les trois cités de Cospicua, Vittoriosa et Senglea. En 1800, les Britanniques prennent possession de l’île de Malte. Le palais de l’inquisiteur devient d’abord un hôpital militaire, puis la résidence des officiers de la garnison voisine du fort Saint-Michel à Senglea : l’armée obtient le droit d’occuper le palais sans loyer, à la condition de le restituer aux autorités civiles quand elle n’en aurait plus l’usage. Elle réaménage les bâtiments pour son usage, sans guère d’égards pour les aménagements antérieurs : la coupole de la chapelle est détruite, le jardin est transformé en court pour jeu de raquettes et les fresques sont recouvertes d’un épais enduit de chaux.

En 1900, l’armée, n’ayant plus l’usage du palais, l’échange contre trois autres bâtiments à La Valette et, après des débats politiques houleux, la propriété du bâtiment est transférée au gouvernement civil, qui le laisse à l’abandon pendant une vingtaine d’années. En 1926, il passe sous la responsabilité du Département des musées. Vincenzo Bonello, conservateur de l’administration des Beaux-arts, s’emploie à redonner au bâtiment son aspect d’avant la période britannique. Ces efforts sont interrompus par la Seconde Guerre mondiale : le palais est confié aux dominicains dont l’église et le couvent voisins ont été détruits par un bombardement. Épargné par la guerre, il retourne sous la responsabilité du Département des musées en 1960 et les travaux reprennent.

Le palais est ouvert aux visites le 21 février 1966. À la fin des années 1970, il est converti en musée du folklore puis, en 1992, en musée ethnographique spécialisé dans la culture religieuse et la dévotion populaire maltaises.

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Au nom du père (film, 1972)

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Au nom du père (‘) est un film italien réalisé par Marco Bellocchio en 1971 et sorti en salles en 1972 en Italie top reusable water bottles.

Absolument critique à l’égard de l’enseignement confessionnel, Bellocchio livre ici un pamphlet à la tonalité radicalement contestataire.

Un collège de Jésuites à la fin des années cinquante running water pouch. Les élèves sont humiliés par les brimades et assommés par la discipline bottle and glass. Les professeurs sont à la limite de la névrose… Deux élèves, Franc et Angelo, aux personnalités pourtant dissemblables, refusent le joug imposé par les Pères religieux…

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