Tag Archives: sac dior

Ville fermée

Une ville fermée ou ville secrète ou encore ville close est, dans l’ancienne Union soviétique, une ville comportant des restrictions d’accès, de déplacement et de résidence. Ces localités sont appelées entités territoriales administratives fermées (en russe : закрытые административно-территориальные образования, ЗАТО, zakrytye administrativno-territorialnye obrazovaniïa, ZATO). Quelques villes fermées ont aussi existé hors de l’URSS, comme aux États-Unis.
L’existence et l’emplacement des villes fermées de création récente sont restés longtemps un secret : elles ne figuraient ni sur les cartes ni dans les statistiques. Elles étaient souvent désignées par leurs codes postaux qui faisaient référence à la ville la plus proche comme Sverdlovsk-4 pour Novoouralsk ou Arzamas-16 pour Sarov. Aujourd’hui leur nombre a beaucoup diminué et elles sont sans doute toutes connues et localisées mêmes si les cartes russes continuent de ne pas faire figurer certaines d’entre elles.

Les villes fermées ont été créées à la fin des années 1940. Elles appartenaient à deux catégories : celles des villes frontalières et celles liées aux complexes militaro-industriels.
Les agglomérations civiles proches fournissaient souvent la main-d’œuvre nécessaire à leur construction. Bien que l’existence de villes fermées ait été présentée initialement comme une mesure temporaire qui devrait être normalisée lorsque les conditions seraient devenues plus favorables, en pratique les villes closes devinrent une institution essentielle du système soviétique.
Les déplacements vers et à partir des villes fermées étaient strictement contrôlés. Leur accès était interdit aux étrangers et soumis à de fortes restrictions pour les habitants de la région : ceux-ci devaient disposer de certificat spécifique pour s’y rendre et les quitter ; les habitants des villes closes subissaient une enquête de la part du NKVD et des services qui lui succédèrent. L’accès aux villes fermées était dans certains cas défendu par des barbelés et surveillé par des gardes armés.
La politique des villes fermées fut profondément modifiée à la fin des années 1980 et au début des années 1990. Certaines d’entre elles comme Perm furent ouvertes bien avant la dislocation de l’Union soviétique, d’autres comme Kaliningrad et Vladivostok restèrent fermées jusqu’en 1992. L’adoption de la nouvelle Constitution de la Fédération de Russie en 1993 entraîna une réforme en profondeur du statut des villes fermées.
Des villes frontalières (et parfois des régions entières comme l’oblast de Kaliningrad) étaient fermées pour des raisons de sécurité euro de foot 2016. Des zones de ce type existaient également ailleurs dans le bloc soviétique, en particulier le long de la frontière avec l’Allemagne de l’Ouest.
Les agglomérations comportant des installations sensibles du complexe militaro-industriel ou dans le domaine scientifique telles que les bases militaires ou les centres de recherche nucléaires. Cette catégorie incluait les villes de Perm, centre de production des chars de combat, Nijni Novgorod où le dissident Andrei Sakharov fut exilé pour limiter ses contacts avec l’étranger et Vladivostok base de la Flotte soviétique du Pacifique. L’emplacement de plusieurs de ces villes fermées était choisi sur des bases géographiques : elles étaient souvent situées dans des zones retirées au fond de l’Oural ou de la Sibérie hors de portée des bombardiers ennemis.
La Russie a abrité un grand nombre de villes fermées, associées aux activités stratégiques du complexe militaro-industriel de l’Union soviétique. Les plus emblématiques ont été les Atomgrad (en russe : Атомград), dédiées à la recherche et au développement nucléaires militaires. Pendant la Guerre froide, au moins dix villes de ce type ont été créées. Après la dislocation de l’Union soviétique, elles ont toutes changé de nom. Toutes demeurent fermées, même si certaines parties d’entre elles (Sarov, Snejinsk et Jeleznogorsk) sont accessibles à des visiteurs munis de permis spéciaux.
D’autres villes fermées étaient par contre très connues, à l’instar de Vladivostok, dont le rôle et l’importance étaient connus de tous. Dans ce contexte, fermer la ville n’améliorait que la protection des installations stratégiques vis-à-vis de l’espionnage ou d’éventuels sabotages.
Il existe aujourd’hui officiellement 42 ZATO en Russie, dont le statut de ville fermée est défini par un décret gouvernemental et rassemblant une population de 1,5 million d’habitants. Soixante-quinze pour cent de ces territoires sont administrés par le ministère de la Défense sac dior, tandis que les autres sont gérées par l’Agence fédérale de l’énergie atomique, autrefois ministère pour l’Énergie atomique (Minatom).
Les villes fermées sont officiellement :
Certaines d’entre elles sont ouvertes aux investissements étrangers mais les étrangers ne peuvent y entrer que munis d’un permis. Par exemple l’Initiative des villes nucléaires, programme commun de l’Administration nationale de la sûreté nucléaire américaine et du Minatom russe, impliquait les villes de Sarov, Snejinsk et Jeleznogorsk.
Le nombre des villes fermées s’est considérablement réduit depuis le milieu des années 1990 sac dior. Malgré tout en 2001, le déplacement des étrangers (à l’exception des Biélorusses) à destination des villes arctiques de Norilsk, Talnak, Kaïerkan, Doudinka et Igarka était fortement contrôlé. Les citoyens russes eux-mêmes ne peuvent visiter ces villes que munis d’un permis de déplacement.
Deux villes fermées étaient situées sur le territoire du Kazakhstan : Baïkonour (anciennement Leninsk), bâtie à proximité du cosmodrome de Baïkonour, encore sous administration russe, et Kourtchatov située dans le polygone nucléaire de Semipalatinsk.
L’Ukraine possédait deux villes fermées : le port de Sébastopol en Crimée et la ville industrielle de Dnipropetrovsk. Les restrictions de séjour ont été levées au milieu des années 1990.
Deux villes fermées existaient en Estonie : Sillamäe et Paldiski. Comme toutes les autres villes industrielles, la population était majoritairement russophone. À Sillamäe était implantée l’usine chimique produisant le combustible nucléaire et autres composants nécessaires aux centrales nucléaires soviétiques et à l’assemblage des armes atomiques. Sillamäe fut ville fermée jusqu’en 1991, année où l’Estonie retrouva son indépendance. Paldiski était un centre d’entraînement pour les sous-marins nucléaires de la marine soviétique et est restée fermée jusqu’en 1994, année du départ du dernier bâtiment de guerre russe.
Les villes d’Oak Ridge et de Mercury, créées respectivement en 1942 et 1950 pour la mise au point d’armes nucléaires, étaient des villes fermées, sur le même principe que leurs équivalents soviétiques.

Machine à prévoir les marées

Une machine à prévoir les marées est un instrument mécanique capable de prédire les heures des marées hautes et basses, ainsi que les variations de leur hauteur.
Construits à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, ces instruments permettent de raccourcir les calculs des marées, complexes et fastidieux. Typiquement, ils produisent des prédictions correctes heure par heure sur au moins une année maillots de football.
La hauteur de la mer à un endroit précis peut être modélisée sous la forme d’une somme de termes périodiques sinusoïdaux, d’amplitude, fréquence et phase distincts. Ces termes sont liés à la position de la Lune et du Soleil, mais dépendent aussi de l’environnement local (forme de la côte, profondeur, etc.) Une fois les différents paramètres déterminés pour un endroit précis (par observation), il est possible d’estimer la hauteur de la marée en calculant tous les termes pour un temps donné et en les additionnant. Le but d’une machine à marée est de réaliser ce calcul automatiquement.
Plusieurs mécanismes permettent de convertir un mouvement circulaire en un mouvement sinusoïdal, par exemple avec une roue munie d’une cheville décentrée. Cette cheville est placée dans une tige munie d’une rainure ; la tige peut se déplacer verticalement. Lorsque la roue tourne, la tige se déplace verticalement, convertissant le mouvement circulaire en mouvement sinusoïdal de haut en bas. En ajustant la position du centre de la rainure, la distance de la cheville au centre de la roue, la vitesse de rotation de celle-ci et l’angle initial de la cheville, il est possible de simuler l’intégralité d’un terme de marée.
Une machine à marée utilise plusieurs de ces mécanismes afin d’ajouter leurs résultats. Plusieurs méthodes existent pour réaliser cette somme, comme l’utilisation d’engrenages ou d’une corde.
La première machine à prévoir les marées est conçue par William Thomson (connu plus tard sous le nom de Lord Kelvin) en 1872-73, avec la collaboration d’Edward Roberts, et construite par Alexander Légé. Il conçoit deux machines similaires, mais plus grandes, en 1876 et 1879. Thomson a introduit dans les années 1860 la méthode permettant de calculer les marées par analyse des harmoniques.
Aux États-Unis, William Ferrel conçoit et fabrique une machine, en 1881-82, avec un fonctionnement différent sac dior. Les machines à marées sont améliorées au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Allemagne pendant la première moitié du XXe siècle. Elles sont utilisées pour calculer les horaires officiels des marées. Pendant la Première Guerre mondiale, elles sont considérées comme d’une importance militaire stratégique (l’Allemagne construit sa première machine en 1915-16 lorsqu’elle ne peut plus obtenir les données hydrographiques britanniques nécessaire à la bataille de l’Atlantique).
Les machines à prévoir les marées deviennent obsolètes avec l’introduction des ordinateurs, qui permettent de réaliser des calculs similaires. Elles continuent à être utilisées jusque dans les années 1960 ou 1970.

Ivaïlovgrad (obchtina)

Géolocalisation sur la carte : Bulgarie
Géolocalisation sur la carte : Bulgarie
La commune de Ivaïlovgrad (en bulgare Община Ивайловград sac dior, – Obchtina Ivaïlovgrad) est située dans le sud de la Bulgarie.

La commune d’Ivaïlovgrad est dans la partie la plus orientale des monts Rhodopes et appartient entièrement au système géomorphologique de ceux-ci. L’altitude est comprise entre 70 et 700 m. Le relief présente un caractère nettement marqué par les collines basses et les vallées fluviales.
Elle se trouve dans une zone climatique qui représente une dégradation montagneuse du climat méditerranéen.
La commune de Ivaïlovgrad est située dans le sud-est de la Bulgarie, à 310 km au sud-est de la capitale Sofia. Elle est limitrophe de la Grèce. Son chef lieu est la ville de Ivaïlovgrad et elle fait partie de la région administrative de Khaskovo.
,
La commune compte 1 ville et 50 villages :
La commune de Svilengrad est jumelée avec les communes suivantes :
La commune d’Ivaïlovgrad dispose d’un patrimoine historique relativement riche. La Villa Armira – villa romaine (deuxième moitié du IVe siècle) parmi les plus remarquables de la Thrace romaine – se trouve à 1,5 km du quartier “Ladja” d’Ivaïlovgrad. La Forteresse de Lioutitsa – construire par les byzantins est parmi les mieux conservées du pays ; elle présente la particularité d’avoir été construite avec des blocs de marbre.
La cuisine locale utilise beaucoup d’herbes et aromates qui poussent dans les environs : origan, menthe verte, thym etc. La chasse et la pêche étant très pratiquées dans la région, on y cuisine beaucoup de gibier (sanglier, caille des blés) et de poissons d’eau douce (silure glane, carpe commune, sandre, barbeau, chevesne, brème de Macédoine). Pour les fêtes, on prépare le tchévérmé (du turc çevirme, “mouvement tournant”), agneau cuit à la broche comparable au méchoui d’Afrique du nord, souvent aromatisé au miel. La région d’Ivaïlovgrad est réputée, par ailleurs, pour ses vins.
La place centrale d’Ivaïlovgrad
Le lac artificiel d’Ivaïlovgrad pendant la grande sécheresse de 2007
Intérieur de la Villa Armira
Rue dans le village de Drabichna
La place centrale de Gougoutka et la mairie annexe (sur la droite)